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Full text of "Suite du plan d’instruction publique / présenté par A.H. Wandelaincourt"

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in 2013 



http://archive.org/details/landinstOOwand 



CONVENTION NATIONALE. 

SUITE 

4 

D U 

PLAN 

D'INSTRUCTION PUBLIQUE, 

PRÉSENTÉ 

PAR A. H. WANDELAINCOURT, 

Député du département de la Haute-Marne ; 
Imprimé tar ordre de la Convention Nation aïs. 



PHYSIQUE DES JEUNES GENS, 

o u 

Découvertes les plus curieujes & les plus utiles d* 
la Fhyfique , m'ifes a la portée des jeunes gens. 

o il e(t un genre de connoiiïance qui ait Pavantago 
de réunir Pagréable & l'utile , c'eil fans contredit 
l'étude de la nature ou de la phyfique. 



C'cPi poiu cela fans doute que le goût de dette 

iciem e^efl-j la pioj 

ai | à la recherche ces 
autres connoiflaicest 

Cependant. dire, elle n'efi pas en- 

core auflj répai >it I ^tre . . ne 

fera [an :nt des i 

£r. r le qu' on l'a 

e moyen 1 
g:. s, cil d'en rend plus Fat 

| • . . . i i- tellement Içs 

les pri Tenter a\ t de cla . . mé- 

thode <S: de piécii;on, qu'ils ; pat 

les gcn ; es les plus ordii i . qu'ils 1 
la portée des jeunes gens. , : e peut trop rot 

infpîrei le goût d'une étude h int te , fi d 

de 1 homme. 

Tel efl le but que nous nous propofons dans ces 
élén^ns, où nous nous fomi 
dans une quarantaii t de pages, ce c } De ' a Y ' 
a de plus propre à piquer la ci 

des jeûr i s, qui vont ::• 

d'être inftrui ant le i par. 

la Coiv 

Ceci ne fera . ; : une 

£oût 

pour cette icience. 



PHYSIQUE 

DES JEUNES GENS. 

Demande. QiTeiïtén^-qn par phyfique ? 

Réponse, La phyfique eft une fcience qui a pour 
objet de connaître res corps*, leur nature, leurs pro- 
priétés & les effets qu'ils prc4#ifent. 

D. Comment peut-on parvenir à connoître toutes 
ces chofes 7 ? 

jR. À Force <f expériences , d'ohiervations Se de re- 
cherches fur les prbdii&ions cîe la nature Se fur leurs 
effets. 

D. Qif efl-cc qu'un corps ? 

R. Ceïï tout ce qui cft long, large Se profond. 
Ainiî tout ce qui fe présente à nos lers , comme 
un arbre, une pierre, une goutte d'eau, fair, cil 
un corps. 

D. En combien cîe clafles dîvife-t-on les corps? 

K. On les range , en fh) Houe , fous quatre claiTe» 
générales., connues, fous le nom d'élémens; favoir, 
la terre, l'eau . fa : r & le feu. Nous traiterons de 
chacun de ces élémens en particulier, après que nous 
aurons vu clans Le détail les propriétés qui leur font 
communes à tous. 

A i 



4 
D. Pourquoi la terre , l'air , Peau & le feu ont- 
ils le nom eTclémens ? 

R. Parce que les corps participent tous plus 
ou moins de ces quatre plemens, & qu'ils ont un 
i f) ; n mutuel les uns des autres: la terre (croit fré- 
rile fans le fecours de 1 air , de l'eau & du feu; l'eau 
cefleroit d'être fluide & vivifiante, G le Feu 6c l'air 
t'abandonnoîent ; fans Fa'r, le feu feroit bientôt 
éteint; & il manqueroit. d'alimeht , (i l'eau & la terre 
ne lui en fourniffoient point. 

Des propriétés d*s corps en général, 

D. En quoi confident la nature & le caraôère propre 

des corps , pris en général ? 

R. Ce que Ton a dit jufqu'à ce jour fur cette 
importante matière^ n'en 1 pas capable de fatisfaire la 
i éclairée des philofophes. Mais en fait i i j 
; corps ont des . érales qui i 

'■■ , & en toutes les circonflances foï- 

îe d'être étendus, figurés, impénétrables, 

, poreux, les ; il -la, dv$ 

ulières qui appartiennent à certaines 

comme d'être tranfparens, opaques, durs, 

' : -. ajoutons qu'il leur peut arriver à 

- es qualités qui n'influent pas fur 

., : leur font accidentelles, comme 

i en môuVement, d'affe&er telle ou 

• 

Ce d la àivifibùiti des corps, 

fs eft-il étendu , & les parties dont 

;fé font-elles divifiMes? 

qui tout corps eft long , large & pro- 



J 

fond , qu'il a un haut , un bas & des côtes , ôc que 
Je haut peut être réparé du bas & de fes Cotés, Ce- 
pendant aucune de ces parties, en te féparant Tune 
de l'autre , ne change point de nature , & elles 
relient toujours matière. Elles font eonféquërrinient 
longues, larges & profondes; par çonféquent tou- 
jours dêcômpo&Wes : de forte qu'a quelque ai :' e 
petitelfe que nous pu i thons les réduire, ce:; peu s 
relies ont toujours les mêmes propriétés , & font fuÇ- 
ceptibles de fe fubdiyifer encore , s'il nous çtpit pof- 
fible d'avoir des inftrumens capables de nous le* 
rendre perceptibles, & de les entamer, pour les ré- 
duire en un plus petit volume. C'eft fui ce principe 
qu'on fe fonde-, qpand on a±Ture qu'une aile de 
mouche pourrôit, par la divifion , devenir aiiez éten- 
due pour couvrir toute la furface de la terre. 

Afin de vous rendre ceci fenfibie , prenez une 
goutte d'eau, jetez-la fur une pelle à feu rouge, x 
vous verrez cette goutte d'eau fe décompofer en une 
fumée épaifle, dont, les parties peuvent être au nombre 
de plus de dix mille , toutes fenftbles , capables d'ètra 
réduites en autant d'autres parties. 

De la figure des corps. 

D. Qu'entend-on par la figure des corps ? 

R. La matière n'offre à nos fens que de la lon- 
gueur , de la largeur & de la profondeur : elle n'a 
rien d'elle-même qui la mette fous une efpèce plutôt 
que fous une autre; mais c'eh 1 la conformation, le 
tiliii, l'arrangement, qui fait qu'une portion de ma- 
tière eh 1 plutôt un corps qu'un autre, de Ter plutùfe 
que de l'argent , du cryflal plutôt que du diamant , 

A 3 



s 

une rofe pltftôt fyiiHm œillet La figure rJTuIt- cie la 
manière (font un corps < Il tel 

Z> ta foliâizi <ft </■? / /7z7l ; dfeï corps* 

D. Tout corps efl-îl ça] le ? 

j 7 ^. Etre 1 , tble, cVfi: t ' :î- 

lemént un Sa;, qu'Ui peut y être 

en même te— js; & cette qualité efl non-fei \ 

Commune, mais en tous les coi 

même à ceux qui foi comme l'air, d 

la r ] 

qu'il efl ■•■ : [ perce < 

indépendantes ; , el d'ui 

qui furpaSe ia déffcatefle de nos fens , ce 
mojndre de nos efforts; 3c fur-tout parci L'ha- 

bitude bu npus fpmri 

environnes, ne prockrt chez nous aucune • 
fenfaOon. Mais que l'air fôit agité ; 
que nous rnàf chions cbnire (on courantj nous : 
bientôt jpëffiïàdës de fa réfîftànc& 

Pour vous convaincre de la réfiftance de l'air 3; 
de fon impénétrabilité ^ par 
que nous venons d'indiquer, ; î vous Pu 
néchir fur la métho tes ] 

cendre au ï'ond de la mer fous i cloche 

remplie d'air, où ils portent du ii t 

pas fo\r> l'eau 3 & où ils v >nt refpn 
temps. Vous en pou ez vous-mêmes Faire l'expérience 
en petit. Pour cela defeendéz uri gobelet p licu- 

Jairemerit , de i qu'il i 

ni de 1 autre , l'orifice en bas, fur un plein 

d'eau. L'as dont le gobelet efl rempli, cédera S 



7 
fe reflerrera contre le fond du vafe, autan! qu'il pourra, 
à mefure que le gobelet s'enfoncera <ïans l'eau: mais 
quand il fera parvenu à occuper le plus petit efpâee 
qu'il lui faut, il ne vous fera plus poiiibie de pouf- 
fer plus loin le vafe ; & fi vous 1 abandonnez alors 
à lui-même, il fe réfléchira vers vous. Or, quelle 
peut être la càufe de cet effet, (mon l'impénétra- 
bifté de l'air comprimé dans le fond du vafe , qui 
réfilte à Peau et l'empêche de prendre fa place ? 
Auiîi , fi vous faites un trou au cul du verre , quand 
il ne veut plus enfoncer , vous en entendrez fortir 
l'air avec un petit braillement , & vous fentirez que- 
le vafe entrera facilement plus avant dans l'eau. 

De la porojité > de la comprejjlbilité ù, de VélaftU 
cité des coips. 

D. Qu'entendez-vous par porofité, & tous les 
corps font-ils poreux ? 

R. Par pores on entend de petits vuicles que les 
parties dont un corps efl compofé ont lailfés entre 
elles , en s'uniflant dans une même maffe ; Se il n'y 
a aucun corps dans la nature, quelque dur Se denfe 
qu'on le fuppofé , qui n'ait i^ts pores: de forte qu'on 
trde la porofité comme une cks propriétés géné- 
rales de la matière. C'eft cette propriété qui fait que 
tous les corps pèlent les uns plus que les autres. 

Rien ne paroî't moins poreux qu'une coque d'oeuf. 
Cependant, mettez Un oeuf frais devant le feu, 
vous verrez bientôt fortir de tous les points de fa 
fûrface une pluie abondante d'eau, qui le couvrira, 
Se qui vous fera juger qu'il faut que cette fnrface , fi 
unie Se fi polie y foit toute criblée d'une infinité de 

A ^ 



8 
pores, qui ont laifle U libre à Peau qui Je 

couvre. \::;i, (i Vrous bouchez tes . l'un œuf 

, pour efflpêçln ri. , vous 

ferez sûr de poavoir le confeiver beaucoup yluz 
lon£-tem 

D. A quoi fervent c;s porcs? 

R. La nature a defliné ces pores à des fondions 
précieuf irticulièiES : c'efl par ces pores que 

te fait la tranfpiratïqn fi néceflaire h la fanti ces 
animaux; que les plantes & les lux exhalent les 

fucs m: ou fuperflus à leur nourriture, & ref- 

purent un nouvel air , fi néceflaire à leur végétation. 

Une des plus grandes caufes qui concourent h 
la eorruptibilîté de toutes les fubfiauccs matérielles, 
ce font ces pores. Car c'eft par ces vuides que fe 
diffipent les efprhs & Ils fels qui concourent à leur 
formation & à leur entretien ; c'efi par ces me 
vuides que l'ait s'introduit dans les corps, pour en 
défunir les parties les plus fubtiles C< les- enlever les 
unes après les autres, jufqu'à la deAruâioij entière 
du tout. 

D. La poro£|é n'a-t-elle point d'autres effets len- 
fibles ? 

R. Nous lui devons encore plu Heurs effets mer- 
veilleux & de la plu* grande utilité. C'efl parce 
les métaux ont des pores , que nous \ s 

faire fondre; ce qui n'arriveroit pas efie< înt, 

s'ils ne préfentoient des pores ouverts, tou 
à recevoir les corpufeufes du feu qui d itachent leurs 
parties , les écartent & les tiennent (Jàns une a 
tion continuelle. Le mercure s'introduit dans 1 or en 
un infiant \ l'eau réàale le diflout entièrement L 



» 



prit de vin, celui de térébenthine, la cire fondue 
s'incorporent d'une façon fî intime avec le marbre, 
qu'on le polit avec ces corps étrangers, qui y l 
incruilés fans que les couleurs fc perdent. La 
. en taille douce n'eft-elle pas une pénéi ; 
de l'eau forte dans le cuivre, dont, elle pr< 
poroiiti ? La poroùti explique les efferve 
certaines liqueurs, & les eau les de ce qu'on i 
lympathie à antipathie* 

La eompreffibilité , en vertu de taqu lie un 
peut être réduit en un m 

vant la même mafle , ôc la i n ion, 

a&ion par laquelle un corps 

fans augmenter de mafle, font encore v de 

là porofité : eu- c< s effets feroi i . . s ?"î 

:-'\ . I pas dai s les corps des pores qui . 

iï Se s'élargir par .Tint] aii , 

du feu, cr.im d T un agent ; tif pour cela. 

I cii'e con 
. : es dans leur 
r état ,1 ' s , comme Tacher , 

baleine, &c. Ceux qui n'om pas c tte | >p ité, 

ù on les mel , I 
corps mous, comme le Fromage, neige, la 



&c 



De la mobilité. 



P. Qu'ent ■ ces mots mobile & mo- 

bilité ? 

R. Onappelîe, en phy fique , mobile, touteequi 
efr fyfcepl de mouvement La mobilité eft la 
poffibilité où font tous les corps d'être mus Se tra tî£ 
portés d'un lieu a un autre, 



La 

; car,, il j 



e ; 



j. ; . 



R. 

: ., fa fîgi 

■ 
tendent à . . 

plus 

. , . qu un ci . - - . poli 

qu'u oteux. 

i°. Pour - 

>. On i 
ç qu'un fe déplacer , 

. : 

.' ; 

j ir moi I prenoi 

vingl livre 

: 

la groileur ou de 1 

n'\ 1 
r 

le ] . e de la i 

. ; ; • ,- 
. i ; elle fera < ph >bil< 
I 

•.'Il ei t ' fijrf du m 

unie. 



1 7 

mouvement , trouvera moins de réfiftance Se dé F 
îement qu'un corps raboteux, dont les angles & les 
pointes s'arrêtent & s'accrochent dai les ca- 

vités qu'ils rencontrent ; & les coi faits 

comme ils le font , ils en rencontrent à chaque 
pas. 

4°. Le volume , c'eft-à-dire la grofleur de V 
due i\\\ mobile , doit auffi inftuer fur la mobilité : 
plus volumineux, il appuiera fur plus d'obftacles; 
il trouvera donc plus de réfiftance à proportion de 
fa grofleur Se de fon étendue. Conféquemment fori 
mouvement nen fera pas fi libre que s'il étoit 



moins gros. 



D. Mais ces quatre caufes qui ralentifient le mou- 
vement , le retarderoient-elles toutes, Il elles étoient 
dans un lieu purge d'air ? 

R. De ces quatre caufes, les trois dernières , fa- 
voir, la figure , la furfaçç & le volume, n'infli 
point fur le mouvement, li elles étoient dans le 
vu ; de , où il n'y a ni frottement, niobftacle à vaincre; 
il ne refteroit que la m corifervant par-tout 

la même fomme de parties , preferite toujours la même 
inertie à vaincre. 



D. Y a-t-ii une différence remarquable 
obilité & le mouvement ? 



entre îa 



Px.. Il y en a une très-grande. La mobilité eft 1 
titude qu'ont tous les corps à être transportés d'un 

lieu à un autre ; tandis eue le mouvement eft la 
mobilité elle-même realifée. 

La mobilité eft une qualité efîentielle à tons les 
corps , puifqu'il n'y en a aucun qu'on ne p\ 
mouvoir : mais, fi tous les corps peuvent être en 



ri 

ino'" . ! s'enfuil p i ur cela qu'il ' n ait 

I >•; en ■ 

ne pei nçu 

. - 

■ • '. 

D. - -,m U quantité eu la .force 

île ? 

. ilire é ' t par fa malle & par (a 

• mafle & par ta 

; de matière contenue 

[u'on ^ " >ir ; 

. Heurs | de 

où : nature oui font cor/: en- 

le. 

nt dépend de la compa- 
ivec le temps t 
à le parcourir : pour en avoir une idée ;, il 

deux c ifes, Pefpace parcouru, 
mis à le- parcourir, & comparer ces deux 
deux perionnes font le même cher 
, 20 lieues., Pi rs, & l'ai 

( ù quatre, la vîlelFe de la première fera double de c 
d : . lêconde. 11 eu ferôit .'. en e, fî Ponfuppofoit 
oue la première perfônne eût fait, dans un temps 

f >is autant 1 lemin eue la f< 
! divifant Tefpace par le temps , on trouvera pn 
fémi ■ ; 1 :merap] 

Pv rurer la quantité du mouvement, je n?uï- 

tiplierai la mafle par la vîtdTe, ou la vîteiTe par la 



fliaftc. Àinfî la vîteffe d'un corps efl-elle de quatre 
degrés, & la malle de trois; je multiplie 4 par 3 : 
le produit eft 12 de mouvement. 

Pour comparer la quantité d'un autre mob : le avec 
ce premier, je fais la même multiplication de fa vi- 
te (le par fa malle ; 6c je vois, par la cornparaifon des ré-> 
fultats, combien Pun furpaflè l'autre. Si deux corps 
ont une égale vîteffe, Sç que la malle de l'un fait 
double Je la malle de l'autre, le premier aura une 
quantité de mouvement double de l'autre. En effet, 
fuppofons que celui qui a une fois plus de maffe , 
folt partagé en deux parties égales; on aura deux 
corps de malle égale , qui auront chacun la même 
vîteflè : par confisquent, fi on les réunit, le corps 
qui en réiulcera , aura une double quantité de mou- 
vement. 

D. Je ferois curieux de faire l'application de ce 

principe fur quelque effet de la mécanique. 

R. Rien de plus facile. Mettons, dans un des bai- 
fins dune balance, un poids de 10 livres. Si je 
veux faire équilibre, il faut que je mette dans l'autre 
bafîm un égal poids de 10 livres ; ou , G je n'y 
mets qu'un poids de £ livres , il faut que je lui 
donne une vîteffe le double plus forte qu'à 1 autre. 
Pour cela j'alongerai , dans cette proportion , la 
partie du fléau & de la corde qui foutiennent ce 
moindre poids , & qui font faits pour mefurer la vî- 
teflè ou Fefpace parcouru par le mobilje. Le moindre 
poids, mis dans cette djftance proportionnelle à la 
malle de l'autre poids, lui fera équilibre. G'eft tou- 
jours la règle de la multiplication de la mafie par 
îa vîteffe ; c'eft fur ce principe que roule toute la 
mécanique. 



M 
P. ' '.. quelque règle dam 

neni ? 

R. La ■ tufe a fait des lois poux les corps & pour les 
efpr • . Fs (5c 

indil -iu & nu r( | o r , fj^'cit c 

es . lai" 
fe v' • ; ianaïs que lès ef] - - : s A: 

leurs : , abufent fouvent 

de I les. qui devraient leur 

être les p'i 1 ^ uicrc . qi H ["ont ces règles fi 

rvées par : ; ? On en eo 

s qui font tontes Tàx ce pe : 

. ; tes ri/r? /*'■ . acA 

r r.o? ? ô à quel font 

vpàbles de ■ r leur état par eux-mêmes y ty 

ajouter ou diminu r. 

D. Quelles font les ccnfëquences qu'on reut tirer 
de ce ■ ': ? 

i°. Un corps eft-il en inoir . i mt, il doit fuivre 
la '. lui a don] : . i l- ne 

: i Ique état que ce pttffie être. 

::'". qu'i corps change d •■■ , il faut 

•:i chemin un obft . lui 

i movvernent ; | 

l ' • ;e, il faut qu'il 

(bn chemin quatre tes , un à 

ci,. qu'il fait. 

^°. l T n corps reçoil -il ' ' , t fî ds, il 

t idonc h 

à pr< port teurs forces*, 



4 # . Si deux eaufes c nt ?~u 

tù )uvemenl 5 c 

. 

Cor: 

cl: tuiî] ;\ c vranl en 

•■ 
perpi pie» 




I de la terre. 

C°. Doux forces co: , l:\r."^ r ' " 

c 1 ■ leur force. Eu cil' : deux 

1 " os dans >our peiei 

© bafîîri , ia 

a ci équilibré : i ? parce 

po 

3 e I . 

1:'". :* ; agit auta ït c >ntxe le poi 

jsoids de marc : i:x:d:fe réagit contre le -icux 

livres. 

D. Qif er^endez-vous pai dansun corps? 

R. Lqrfqu'un mob >ntre un o'~'x^ ! e aiïcz; 

dur pour lu: refufer uj j s re- 

jailli , ce mouvemenl ;iiexion. 

D. Que faut - il obierver fin le mouvement de 
rc >n ? 

R. D ?ux cho r :^ : nu ': ^~ I acé petfper ic ■- 

lairement ou obî : '.]u lîrfe- 

ir la 

ne ligne perpendiculaire mt j 

i: ce mobile efl jette par une ligne oblique ? ii : . • 



I . 



jaillira 8c remontera par \ , <j e 

de la première 

D. La ; m efl - • '_• que ta 

R. Point d • t ; un i : q lie 

I e fo 1 i d ; 

tan< 

e de 

. I 

. 

D. Lorfgu'un corj - pafled'im milieu dans on autre, 
!.. i , 'on a-t-elle toujpurs lieu ? 

R, Elle n'a lieu • ■•- lorfb : ' mobile pafle obli- 

u qu'il ' alors il 

ment, lent qu'un mo 

un pa 

'il s'él( Jui 

( ; e . réfiftan - . 

Di° la pefaixteur* 

D. \ / par pefanteur ? 

• . i! ; ; i n tombe à rin fiant, li je 

a ci ne; je lance une piei I air, 

: i. i ; j'eprouve la même chofe Pur 

.. Voilà h perariteur, la gravité, 

la . corhn une à tous les corps . & 

lie les corps qui appartiennent à notre 

. nik tous une tendance vc la terre, 

!). N'y a-t-il aucun corps qui ne foii fournis à cetta 
force? 
R. 'Vous tendent vers le centre de la terre ; c< irx 



'7 
es qui ■ "' & fe 

, les br< 

lards .la : - ; 

pefans : car f\ po- 

fent s verrez o' 

. 
un papier fuma; .ut, 

purgez 1 air, vo 
lomber ' 
plus pefant qu'eux & - i ks 

D. Quelle rè 

R, Cefl: un K . : : 

par refxpérienc . 

par' t en crc :. . ' . i 

les i ri J $ ,' j , .7. 

D. 1 r ? 

i?. Les m .'- ■ :n- 

fiant, corn;: mo- 

biles, dd 

& prennent toutes foi 

à d . - tant de 

bien connoitre. 

D. Quels font ces p! es ? 

i?. i°. Ils ont la j • de ce- leur fur- 

face parallèle à t , s de 

niveau. 

2 . Ils tendent, par leur - eur 3 comme les 

autres corps , vers le centre de la terre. 

: s, Je po : ds des parties fupé- 
Suite du Pla 1 d'inftrw, pu B 



iS 

rïeures fe communique aux parties inférieures, qui 

dev plus pelantes a mefure que la • 

liquide oui pèfe fur elles ell plus élevée. A i 
l'eau de la mer eft d'autant plus pelante qu'elle ap- 

che plus du fond. 

4°. Si vous divifez les liqueurs en colonnes i: 
formes & perpendiculaires , vous trouverez que le 
poids ahfolu de chaque colonne répond a fa hauteur; 
c'eft-à-dire que le poids d'une colonne de liquide eft 
d'autant plus confidcrable que la colonne eft plus 
grande, puifqu'une plus grande colonne contient plus 
de parties pefantes qu'une plus petite. 

5 . Tandis que la pefanteur abfolue des colonnes 
d'un liquide les poulie en bas , il faut que toutes fes 
parties infenfibles fe preflent & le pouffent les unes 
les autres en tout fens , ç'eft-à-dire de haut en bas, 
de bas en haut, & de côté. Pour vous convaincre 
de celte vérité , percez un tonneau de toutes parts, 
Je vin coulera a Pinftant de tous les trous que vous 
aurez faits. / 

<j°. Un corps liquide pèfe fur fa bafe félon fa hau- 
teur, maigre l'inégalité de la largeur du vafe qui le 
contient. Ceci eft l'effet de la preflion en tout fens. 

7°. Les corps liquides de même efpèce, qui com- 
muniquent par quelqu'endioit immédiatement les uns 
avec les autres, agiflent les uns contre les autres, à 
raifon de leur hauteur. Pour être plus ou moins larges, 
leur action réciproque n'en eft pas plus ou moins 
forte ; car ces corps agiflent les uns contre les autres, 
à proportion qu'ils font comprimés ; & ils font ( 
primés précifément à raifon de leur hauteur. Ainfi 
un filet d'eau, à une hauteur proportionnée 9 éteve- 
roit toute la mer. Auflî , verfez de l'eau dans deux 



1Q 
tuyaux communiquons 9 dont l'un f< >i 
large qiîe L'autre , Peau le place niveau 

deux , fi le plus petit n'eft pas ce qu'on appelle tu 

capillaire. 

8°. Les corps liquides , qui pafient d'un plus grand 
efpace dans un plus étroit, accélèrent proportionnel- 
lement leur mouvement dans le paffage. C'efi fur 
ce principe que la liqueur, lancée dans une feringue, 
acquiert en fortant une vîtefle de dix degrés., fi Pi 
■ eft dix fois plus étroite que le dedans du cylindre où 
repofoit la liqueur ; car le piilon qui remplit toute 
la capacité du cylindre , dix fois plus large que ion 
iiFue , ne peut avancer d'un pouce en un infiant 
que la liqueur qu'il chaffé devant lui , nWance dans 
la même proportion, & qu'elle ne décuple fa vîteffe 
lorfqu'elle pafie dans liïiue qui la refferre dans un 
elpace dix ibis plus étroit : autrement il ne pafîèroit 
pas en un inftânt autant de liqueur pai \ p til canal, 
que le pifton en chafle dans le même temps hors du 
cylindre. 

q°. Plufieurs liquides de différentes pefanteurs fe 

féparent les uns des autres, & prennent la place eue 
leur gravité leur affigne. Ainfi mêlez du vin avec 'de 
Peau : bientôt le vin, qui eft plus léger que Peau, 
gagnera le dellus , & Peau re fiera au fond. 

io°. Conféquemment deux liqueurs de différente 
denfité , fe trouvant dans deux tul ms, 

leur élévation fera proportionnelle à li . ou 

pelant eur. 



20 



i 

D. les 

JR. Qu'un ce eps foli 

(iéti. 
ui u : us d'eau 

cju ! ! le mercure, de fer ô .n : dans 

tous les cas, il ne peut cire que pleil . 

D. Q t-il rçi arquer fur le volume de liqueur 

acé par le corps plongé ? 

2?. Ceft que îc volume de liqueur pèfe plus ou 
félon qu'il eft plus ou moij fe : unec 

pine d'eau , par exemple, pèfe plus qu'une chopine 
d'eau -de-vie. 

D. N'y a-t-il pas une diffindion importante à faire 
ou pefanteur ? 




■ ; . aune matière • ! , 
mu . c 

le mets fur 
\ Voilà 

:e. 

On apj 
un corps plu; 
G un volu 

.. dem>livre. La 



II 

Leur, fpécifique eft le poids d'v.n c rrparé 

avec celui d'un autre coins d'un même volume. 

D. Que faut-il obferver fur les jui tombent 

au fond de l'eau ? 

R. Il faut 
pefanteur refj : ainfi , fi le fo 

de plus que te jiiide qu'il d , il 

ne tombera au fond du vafe où efl l'eau 9 que de la 
pefanteur d re; c'ed pour cela que les gouttes 

de pluie , les grains de grêle , les flocons de 
ne defeendent vers la furfice de la terre qu'autant 
qu'ils excèdent en pefanteur la quantité d'air dent ils 
occupent la place. 

D. Quelles règles gardent les folides en mefurant 
leur force avec les corps fluides ? 

R. Un fblide plongé dans un liquide r 
confidéré fous trois rapports : i°. Ou il efl rient 

pefant que le volume de liquide c ipl; ce : ; ; crs 

il ne furnagera pa: a dans rendre' t 

où on l'aura d'abord , 2*. ou il fera | 

fant : dans ce cas, il doil d; 3 . 

il pèfe moins qu'un pareil volume de liquide- 
alors qu'if [unizge. 

D. Comment jullifierez-vous ces trois règles? 

R. Par les lois de la pefanteur que ; niées 

plus haut. Prenez une bal' z dans I 

qui efl à droite un poids égal à celui qui efl 
la balance fera en étiez à 

droite un poids plus pefant, il l'emportera; au lieu 
qu'il fera emporté s'il efl: plus léger. 

D. Si Ton eft fur qu'un corps plongé dan. 



le | :J une | pa- 

| ê rd ? 

/v. I 1 < :i pf : ; 

du S 

fi le livres, 

il ; 

ou 1 efl H 
tienl 
y a ; 

iué de fa i 

• i empli de 
. & que 
noi: 
n'eft pas forti de l'eau. 

D. Mais a-t-on une n 

nt< ur ci • : ui ? 

R. Oui. Nous ve : voir 

e un volume de I . 
: or, pour connohre la pefanteur d'i i 
il fuffit que nous un moyen de conn I 

poids dt on ^ nous avons ce 

. ,"ii : il efl . Le voici. Ayez un o 

folide qui ne puîffi le dccompôfer dans Peau, ni la 
recevoir dans rre, par ex< 

fufpendez-le [\i^ crin au bra^ d'une I 

afin de vous afiurer de Ta p lue ; faih 

lite plonger i dans la liqueur, Péqu I 

Çtïd rompu par cett< ; i n : ce que vous ' 

le rétablir , fera jufîement ! i 
liqueur qui a été déplacé par le 
i. Si ce toit un c iibe d'un p- >uc: , 

. ; • cm eût été ol 



*3 



conclure qifun pouce cube de la liqueur pèfe quatre 
gros. 

D. Comment doit -on opérer pour comparer les 
pefanteurs fpécifiques de deux liqueurs ? 

R. Pour c«la , faîtes l'opération précédente pour 
une liqueur, & remarquez ce qu'il faut ajouter pour 
cette liqueur. Répétez la même choie pour une autre 
liqueur : la différence que vous trouverez entre Tune 
& l'autre , vous indiquera leur pefanteur Ipécifique. 

D. Peut -on de même comparer la gravité fpéci- 
fique de deux on pluiieurs corps folides ? 

R. Audi facilement. Si Ton veut connoître la gra- 
vité fpécifique de For & du fer par exemple , on prend 
un morceau d'or Se un morceau de fer 5 dont le 
volume foit parfaitement égal ; on pèfe le morceau 
d'or d'abord dans Pair, S: enfuite dans l'eau : on trouve 
qu'il a perdu dans l'eau la dix-neuvième de 

fon poids , c'eft-à-dire qu'il n'a pefé que dix-huit 
onces dans l'eau , en fuppofant qu'il en pefe dix-neuf 
dans l'air : ce que l'on a fait par rapport au morceau 
d'or, on le fait pour le fer, Se on trouve que le 
fer perd dans l'eau la huitième partie de fon poids ; 
par conféquentla gravité Ipécifique de l'or l'emporte 
autant fur la gravité fpécifique du fer, que le nombre 
dix-neuf l'emporte fur le nombre huit. 

Ce fut par cette voie qu'Archimède découvrit 
que la couronne du roi Hiéron n'étoit pas d'or pur : 
pefée dans l'eau, elle ne perdit pas précifément la 
dix-neuvième partie du poids qu'il lui ar?:t trouvé 
lorsqu'il l'avoit pefée dans l'air. 



D. N 
i r 

F.. 
1 des 

ca- 
rs. 

O 
les ti 
l'écoulement de que 

qu'on d it donner aux 

. 
lement de l'eau ait 1 

On 

I .: OU : 

conque. On ren 

prendre , qi e qu'il 

ité , que 1rs lii : s 

rem 

mo- 
gènes. 

On nomme tubes capillaire an 

diamètre fi petit, qu'on peut à | 
intr< 
le now. 

gén< . qu lec 

offrent aux n 

elt pp] : \ loi qui por o , que 

mogènes :;" ;1 
hauteur : car la liqu 
les [< s uns c 

laires q : . t ponc v 



avez deux * câ- 

i . pli celui-ci 

coi. 
& s'y élevei 

l'autre , i >ortion que le tub( ' e 

aura un rnoindre di , Vous aurez lieu 

la même ch< fe, fi ' tf d au 

deux lames de verre appliquées l'une fur l'autre, 
de façon cependant qu'il y refte un petit efpace vu 
entre ces deux lames. Ce phénomène efl invar'; 
pour tous les c s , à l'exception du m - 

cure, qui, au lieu de s'élever au-deifus du niveau 
dans un efpace capillaire quelconque , fe tient 
contraire au-deiTous du niveau. 

Toutes hs qualités des corps que nous avons in- 
diquées jufqu'à préfent , ".appartiennent à tout ce 
qui eft matière, comme, à la terre , à l'air, à Peau, 
au feu, à Ja lumière. Par conséquent, quand i 
traiterons de l'air , de l'eau , du feu , de la lumière, 
nous fuppoferons are toutes ces chofes leur apr. ir- 
tiennent, 5c nous - j int. 

Des qi les corps, 

D. Qu'app ibles les a 

II. Ce : ni'ils 

peuvent exci roid, 

le fon, les coule :, les faveurs, 

D. Que z-vous fur l; - que le feu 

opère en n 

R. Tr< is ~nofes : i °. Le degré de chah • ,: 

éprouvons à la préfence du fcu 5 Se qui i ' entir 



i .ifon de fa difhnce. Par ex< b même quan- 

ti té cîc feu qui nous L'- é de cl.. 

donné à un< . en fa: : 

une quatre Fois 
ut Fois plus fo 

: ' de ii: (1 cette | 

cren 

foit la raifon inverfe du qu que 

Fon c( î mwltii même i par lui- 

même. Ain 1 le quarré de 2 efl 4; 

6: 3 fois ? Faifant c, , le quaj ; e R o. 

2°. cette première obfervation, de ce qu'en 

Iiiver le foleil efl plus près de nous qu'en eu , on 
«ie peut conclure qu'il aoit faire plus chau I tiver 

qu'en c'té. La raifon Je cette elpèce cie co: 
iion , c'en 1 qu'en hiver le foleil ne 1 
rayons que d'une manière oblique; S: alors il nous 
arrive la même chofe que quand nous approchons 
obliquement & de côté noue main de la flami 
cous (entons moins la chaleur que lorfque nous la 
plaçons directement fur le Feu, quoi fiance. 

3 . La matière ignée a une tendant 
uniformément, < r v a fe mettre en éqi i 
les corps ; ce qu'elle exécute toutes les . 
cft >erté. Par conséquent, appliquez ui 

plus chaud fur un corps . lus Fr< 
perdra de fa chaleur a proportion que 
froid, jufqu'à ce que Vun Se l'autre aient ac 

pérature, pour fe refroidi: c< 1 
£ d'une manière uniforme. Par le m< 
t . ttions fur le Feu, on peut en 
cipau* phénomènes. 

D. Qu'appelle-t-on odeur? 

'■'. C'efl une Feu pari 



des corps que nous appelons odorans, & qui c 

tiennent tous certains principes, ce Is . propres 

à faire imprefllon fur nous. Les chymiftes ont dé- 
figné ce principe fous v.uq multiplicité de noms 

érens : les uns rappellent partie aromatiq 
corps ; Ils autres le nomment ejprit recteur ; d'autre s 
le défignent fous le nom ens s ejprit, mercure: 
mais, quelque nom qu'on lui donne, c'eft toujours 
la partie odorante de la plupart des végétaux & d'un 
petit nombre de (ubftances minérales, que la chaleur 

..clie de ces corps , <S: que Fair apporte jufcju'à 
nous. 

D. Que doit-on remarquer fur le goût l 

R. Le goût, l'un des cinq feus, eft celui par lequel 
nous: diffingu ^ns les faveurs. La bouche , l'oefophage 
& redonne font trois parties diflincles dans le corps 
de l'homme , qu'on doit néanmoins regarder comme 
un feul organe par rapport au goût. Ces trois par- 
ties concourent enfemble à délirer ou à rebute; un 
même objet: car fila bouche nous donne de l'aver- 
fion pour un mets quelconque , le goder fe reff 
pour lui relui er le paiiage ; mais s il entre maigre cet 
obftacle, l'eftomac le repoufle àc le rejette. 

Le goût efl le premier fens qui fe développe 
un enfant, parce que c' efl: le premier qu'il faut qu'il 
exerce , le befoin de fe nourrir étant pour lui le 
plus preflant !de tous les befoins. Pour mettre cet 
organe en jeu . il faut que les corps fapides foient 
tés & appliqués fur le p lais, fur la lang 

• nts Se déti ' i falive. 

I e > ilis font g ment re< pour le': c 

fapides. 



ftS 

D.l air., 

D. que nous rcf- 

I 

R. I! en ef! ' ' corps : 

n'a 

; our en la 

nature. N r \ n s donc h n 
tés j 

D. Que p - endre de 1 i : 

nvel 
I re ? 

jR. 

s qui fe détachent coi 

: 
comme d 

ûivifi 

ou 

D. h 

■ 
♦ou- [1 m'efl 

aufTi co 

prie d donner la 

.'. ac- 
crue 

«tu . 






■ 

c is les 

en , pli 

. 

on monte plus haut 

ces 

prôpoi I - .rce 

au' l'air quj urs, 

doutant p\ i p ai venu plus 

lut. 

Ç'.eft encore cette pefanteur de l'air, qui empêche 
que les x artériels clés animaux & des plantes 

op fortement te s par l'im- 

pétuoiîtié des fluides qui y circulent, ou par la force 
élafli c qui abonde < ::;des. C'eft 

cett. eaufe qui empêche les fluides de s'é . - 

per par la tranfpiràiion , comme il arrive aux voya- 
geurs le fe trouvent fur des montagnes fort 
élevées : ils éprou** :iTe & des mai- 
aifes, fouvent accompagnés de crac :nt de fang 
Ôc d'hém ou moins at ite, fuivant 
que la pefanteuj de L'air qui pi 
eft afToibiie. Or , plu i eft él 
il eft p 

par confisquent la portion qui 
& qui lui refte à I 
légère: plus petite 

forte pour arrêter i fe 

dilate d'autant plus, 6: ces 1 

geurs éprouvent d (i encr 

la preiTion & ç< . 



, 3 ° 

r ] dite, qu 1 . doit rapporter le mélange des 
corps contigùs, les odeurs, les faveur», 5cc. 

D. Comment a-t-on pu pai i tin Itre le 

poids d'une certaine quantité d air <k fou poids rè- 
tvcc l'eau? 

R. C'eft Defcartes qui l'a trouvé par un m >yén 
nple. Il prit une bouteille d'airain , dont! 
verture étoit très étroite; il la pefa dans une - 
lance tres-exaetc, ôc il obférva que fon poids il Ht 
de foix; ît grains & démT; enfiute il la 

: fur des charbons ardens , afin d'en faire for- 
aiir; il la remit dans la balan< trouva que 

fon poids étoit diminué de la moitié d un gn 
Il dut conclure que le poids de 1 air que la 

chaleur avoit fait fortir de lu bouteille , étoit pré- 
cifément la moitié d'un grain. Enfin il mit dans 1 eau 
le bec encore chaud de fa bouteille , pour qu'il y 
entrât autant d'eau que la chaleur en avoit chafle 
d'air. Ain fi remplie d'eau, il la pefa avec la même 
balance, & il s apperçut que fon poids étoit aug- 
menté de foixame-douze grains & demi , & par 
conséquent, que le poids de l'air chafle de la bou- 
teille étoit au poids de l'eau introduite, ce 
demi-grain eft à foixante-treize demi -grains. Il n'af- 
fura ceci qu'en tremblant ; mais , après lui 3 on a ré- 
pété fon expérience, & on a vu que la pefanteur 
de l'air, comparée à celle de l'eau, eft comme un 
à huit cent foixante-dix , c'eft-à-dire qu'un volume 
déterminé d'eau pèfe huit cent foixante-dix plus qu'un 
pareil volume d'air. 

D. A quoi compare-t-on l'air ? 

R. A un tas de laine cardée , dont les parties pe- 
faut les unes fur les autres , tombent de tout leur 



j- 1 

poids fur celles de la bafe , & les r 2;^- 

;: , Pair p ■, vers la furface delà terre, comme 
plus prefîe j couches fupérieures, eft-il d au- 

tant plus pefant qu'il eil plus proche de la terre, 
& d'autant plus léger qu'il en eft plus éloigné. 

D. Comment pourrai- je nie convaincre de 1'élafi- 
cite de Pair ? 

R. Pour cela , renfermez fous un récipient une 
veille flafque , mais exactement liée àfon col, pour 
que le peu d'air qu'elle contient ne pûiiTe s'en échap- 
per; pofez le tout fur la platine de la machine 
pneumatique, Se faites-le vuide. A proportion que 
vous évacuerez Pair compris dans la capacité du ré- 
cipient , & conféquemment que vous affoiblirez fon 
reflbrt , il preffera moins contre la furface de la veille; 
par confêquent la mafTe d'air renfermé dans la veille, 
agiflant alors avec toute fa force élaftique, fe dilatera 
dans la même proportion : or , comme elle ne peut 
s'échapper au-dehors , puifque nous fuppofons le col 
de la veille exactement lié ; comme les parois de cette 
veffie cèdent facilement , vous les verrez s'écarter , 
fe développer , la veflie fe gonfler ; Se ce gonflement 
augmentera à proportion que l'air de dedans le réci- 
pient fera plus raréfié , et que les parois de la veflie 
pourront céder à l'expanfion de l'air intérieur : preuve 
évidente de Pelafticité de l'air. 

Si l'air donne des preuves de fon reflbrt , lorfqu'oq 

affoiblit le degré de tendon qu'il doit à fon propre 
poids, il ne le manifeftera p; ts lôrfqu'on lui 

fera fupporter un nouveau poids au-delà de celui ou il 
porte naturellement. L'expérience nous apprend m 
que fa vertu élaftique augmente à 1 3egri 

de tenfion qu'on lui fait fi 



- 
col . 

rit les i 

la v< . 

: ( e u 

ion des 
k 

Quel que (oh 1 

. d 
avec: 
j . 
un efpace q 

rt, jue ' 

D. L\ 
que vou* v. z le ;:. 

7?. I/àir efl ind 

•: 

1 ; il efT ; 
bi 3ii 
: ; côtés , 

. Sans 

■ : ' 

un 



un celliei oy l'on tiei ; ;n [fermentation 

pour y faire du \ > une brailèrie où l'on fait 

de la bierrè, vous verrez is cil- la matière en 

fermentation une efpèce uide qui fô 

déveloj pe lève de la (urface de la matière 

fermentée, qui r< la cuve, j'élève 

«nu-.: le Tes bords, & Te mêle avec l'air de 

l'atmofphère qui l'en le, plusdenfe que 

ordinaire qui Vem e que nous ap- 

pelions de V air fixe : G recueillir & 

le tranfporter à volonté, plonge:: dans la cuve une 
cruche de terre. laiflez-Fy pe d u c quelques momens; 
l'air fixe, plus pefant que l'air commun \ dont la 
la cruche cil remplie . en chaiiera ce dernier , 
Se en prendra la place. Avant de retirer cette bou- 
teille, touchez-en l'ouverture avec un bon bouchon 
de liège, que vous luterez bien, pour que l'air n'en. 
forte point ; S: vous aurez de l'air fixe que vous 
conferverez pour le befoin. 

D. Queues (ont les propriétés de cette efpèce 
dVir? 

R. Outre qu'il efl pïu$ pelant que l'air commun, 

il e d ts propriétés qui lui font particulières , ce relatives 

_-s dont il a été tiré. Les unzs font mal- 

faifantes , les autres falutaires. Sous le premier afpecl, 

on le regarde comme un poifon pour les animaux 

qui le i\ pirent; on y découvre un obflacle infur- 

montable à l'entretien de la lumière 6e de la flamme; 

on y remarque auffi un principe nuiflble à la végé- 

s que h nature formants enledécompo- 

fant : car le gtand air, l'eau, le feu % les vents 

uifent les qualités mafiaifantes de 1 air fixe, à force 

lie l'agiter, de le cribler, ce d en çiiîiper les parues 

trop crues & groffières. D ailleurs, on regarde l'air 

Suite du Plan (Tinfù uciion publique. C 



J4 

t ' • ! idics putr: 

9 la du 

- C.V.. 

1 - ] - c. , 

. 
• ' '■ ', ■ .. . 

ion- de 1 

taux dont on reçoit la I 

D. Qu'entendez- tous par l'atmolphère terrefl ''. 

R. Ccîïle nom qu'oi mafied 

■ , & d on- 

i les vaj eurs , les 

en général toutes les émanations qui s'échappent cie 
pi qui . la terre , & même 

j <Je ceux qui font renfermés dans 
eotraitfes ; toutes ces parties \ res fe difj 

fent, Bottent dans I a ; r , & y den 

rayons du foleil ? les 
gent de retomber à terre. 

re titre regarder l'atmof] hî -. 
• ■ afoe efpèce de cahos qui contient un nom- 

! 

ci eue nous appel 

ctte 

1 i ;', •• 
' : : ; là ' 

: I ! ■ 

de-là enfin, t 

n 
Côi'qui e v e , coi re. 



35 

D. Que faut-il ôbierver particulièremefcf fur l'at- 
mcfphere terféitfe ? 

i?. On doit obf< tv& qu'on y trouve en tout temps 
une certaine quai bit d eau, plus ou moms grande, 

dont on ne p dépouiller entièrement , quelque 

n q) en qu'on emploie . cet efï< l ; dans le temps même 
où l'atmosphère ft bxul nte, o^ ion eit tourmente 
d im- . u:.c dangereufe, cette rnàifè d'air qui 

nous éch îe très-grande quantité de 

vapeurs ?s, au point qu'elle n'a jamais puis 

d'eau qi s le temps de féchereffë , puifque la 

même quantité d'eau fubfifle toujours, Ôc qu'il v en 
a moins fur, la terre. Mais on croit que l'air n'en a 
plus, parce que \ r :s parties de l'eau dont il eil chargé, 
îbntbeaucoi ■ ' . , pli -levées au-deiïus 

de la terre, ou elles le partagent pour le répandre à 
jàrôpoïtièn es de plus grands efpaces * ÔC on fent 
due „ plus Peau occupe d'efpace , plus fes parties font 
obligées de s Soigner les unes d es autres pour ie 
répandre uniformément : ce qui fait qu'elles exiflent 
féparément, qu'elles ne fe rejoignent eue difficilement, 
quand l'air eft tranquille, & qu'il eft fi rare en été 
de voir des nuages fans tonnerre & fans grand vent. 

De Veau. 

D. Pouvez-vous nous donner une véritable défi- 
ion de 1 eau ? 

jR. ' lus (vas de Pair : fes principales qualités 
font d'être -iluide, feranfparente , pefante, fans goût , 
fans odeur. No«s la cqi (jdérerons ici comme fluide, 
comme vapeur , comme elace. 

C3 



3* 

D Ll ? 

77. On n\ ' L p pai tw -c 

: L la 

matiè 

g >bul j s du 

l attfa Ml vrai 

pi 
f ibtil< s . " ; 
flu: le aura aefl ■ ' 

fi f jS I : noins pefa - . I L 1 5UK fi 

.ion plus i >lies, -. ,r t 

! . au ires, Je fi leurs forces attra&ives 

rg I noiridr* . 

D.- Ou 1 ion pairvaoeurs. & qu'eft-eequi les 

produ 

iv. O. ursà toutes les partiel 

ieufes,qu' le la fi .aux, fe portent 

d i ' a une hauteur 

idirabl de retomber en 

v^ro ima- 
i s qui s 1 ; !c 
. >fj hère. Un \ 
te d 
rpace d'un joui 
n'Jle deux cei 
lux. Ç it-ce, fi 1 

. .t ': ! Océan , 
s fleuvi s , celles 
• :: , celles qui 
fur ace d ;s arbres & d< ; pi 

• arties aqueufes i 
>n lu Feu , qui 
nétrant, en : : int, il lei 



37 i 
mùniqûè un mouvement rapide, 6c diffout les parties 
les plus unes qu'il pouffe en dehors; la pefanteurde 
Pair fait le réfle , ce les force de s'élever d'autant 
mîeui qu'alors ces parties font comme ces veflîes de 
fa> >ri, qu'on fe procure en foufrlant dans une eau de 
favon avec un fétu de.paille, & qui font o\\:-: légè- 
reté inconcevable. Pour mieux comprendre ceci, faifons 
attention qu'il cft prouvé que 1' Lirte en vapeurs 

fe dilate de quatorze mille Pois. Suppofons doue une 
outle d'eau d'viice en quatorze nulle parties, qui fe 
iibdivifent encore à proportion* qu'elles s" élèvent dans 
l'air. Se nous concevrons facilement comment l'eau 
réduite en vapeurs peut s'envoler fur les ailes des vents, 
& encore par le fecours de la matière du feu qui les 
pénètre : mais le feu abandonne bientôt ces parties; 
bientôt elles fe refroidiilent , retombent les unes far 
les autres, leur maffe groitlt, & leur pefanteur les 
précipite vers la terre. Ceci peut expliquer tous les 
effets des évaporations , la pluie , la neige, la grêle, 
le ferein , &c. 

D. Sait-on ce qui convertit, l'eau en glace ? 

Toutes les liqueurs aqueufes font fufceptibles de fe 
convertir en glace; & elles s'y convertmerit même, 
quoique mêlées avec des liqueurs incapables de fe 
glacer , fi on les ëxpofe à un froid affez piquant pour 

Cela. 

La convention de l'eau en glace eft un effet fur- 
prenant , dont on peut à peine affigner la caufe. 
Quelques-uns regardent la glace comme une eau 
condenfée, & qui ne fe refferre que par la diffipa- 
tion du fluide ignée, ou de la matière fui aile qui 
étoit interpofée entre les molécules de l'eau , ou de 
l'attraétion qui en devient alors pi us forte : d'autre* 

C 3 



I 

- 
nuïfîblc 

Si l'eau c : r aif* 

; vient dé ce qi 

■ 
te l'ak dl 87 
| que l'eau, 

D. ] *^ r u 

que 1 

R. S'il c [t un foit 

: 

nièi . 

;• ce me 

Ci : 

1 1 recoi 
i n feul i | 

I 
difft I . • j [cil , U 

nos foyers, celui des vol ru \ d ! 

tous les t le fi 

unique élément du 



39 
D. Peut-on afllgner toutes les propriétés du feu? 



R. , ufe fut s molécules igj 

conféqiiemment cie 

! les produifent clans leurs 

ns , ne nous ît point Ce decou- 



s proc 
ifons 5 ne nous ; po 

le:; propri ités dont elles font c 
►rnerons d ici les co- 

raux que l'on reçu. ns le feu ec ■■• I . . 

i°. Le feu eft un corps: on le voit, on le 

touche. 

2°. Ce corps eft cxjmpofé de parties ti y - r ' '' 
& les plus ; ; car i: j énèîffe les corps, les plus 

durs & les plus (ciicles. 



1°. Il r î des parties groflîèresj purfqu'il 

duTout de fédùit en 2 les corps les plus 

"maffîfs. 

4°. Ces parties sroffières fort agitées: elles ne 
mei oint iaus olj e mues elles-mêmes. 

<r°. Leur mouvement eft un mouvement rapide; 
car dej . ; inferifibles d'elles-mêmes- enk 



en particulier, ne fêtaient pas de ii grands raya g . 
il ta 2 de leur mouvement ne fupplcôit à i . 

petite 

6°. C'en* un mouvement en tous fens : appr< I z 
du feu, de quelq^errcîroït qiMi vous plaira, vous 
ntirez i'aeîion. 

7°. Ce meuveme; I n mouveaieaat des par- 

ties fur le centre; car ces parties, au mol S la 1 tu- 
part, ayanl letirs extrémités in gaWs' & .rrues, difié- 
remment , il faut qifélfes tournent fur i 

c 4 



I 

D. * 

IL Oui 3c 

- - . ... 

i 

: 

: 
à e- - 

I 

i 

i 

ce . ■ a , e(l 

... i . 

• - ;eft I 

T i dites- 
i 

R . L ; 

- : 

i que le tonnerre, ême 

l ■: 

L'aimant efl un m 

S les 



4 1 
urnes de fer. Sa prer- tpi ' é îfl tTattÎK 

fer . par la raiion , 

parties, n 
le pafiant far une f s 

• ; par exemple , toi ' . E - 

eléspc 
Fens, Vàn d ■•- ne un te à la réma- 

Se o\ la met < . Je d : s touj< 

• r,fi 

: . droit - , onl ;o , 

s en 
allant à droite; ce qui rendroit L'opération in 

Parla même raiion, le :Vr acquiert encore la vt 
: î, terfqu'on lé lirhe , qu onle p :'.'.:. q 
le pi : qui eu eau te que les 

res 3 acquièrent cett< 

I .. 

D. Que remarque-t-on fur-tout dans l'ai 

R. On diftingue deux parties principalefcdans un a> 
- ippelîe l'une ■ lonneàïa» 

' , parce que Lou 
libre "un pivot, le )urn toujours de Fa^ 

nu< ïés extrémités répond au nord , & l'a 

au fud : s'il le détourne un peu vers l'orient, cette 

de ; G c l : vers le 
chant-, [a décl eft oc : 

variation, ou p - ai -eue 

ou - ; uche . quelques - .- 

parce qu'il efl a x fo u .' 

La terre éprouve dans les ré m . 

Préfentez le pole-fud aimant au p< 

autre aimant , ils s'a., * 



im , fi vçn 

au ; 

Une d 

I 

{>lac - 

a i 
v te le ; 

■ i I ' s vers I 

qui Ci 

23i ' ■ 

D. N\ 
l 

R; T 

les uns I di- 

■ 
'es o l cru 
foi< un corps à ; art & ' - 

nYtoic: : .s cju'a le ; 

à lui dbilriéï de lâftio.n. 

Le premier de ces f 
le plus 

. 
panel s'étend bcî ucouj 

:ir : po . 

! 

i 

; d lui ... 



4< 
Quand on npjis objecte qnc , fi U lum'èr. i 
'. , cet écou] • 
roit , on ne • 

j 
I ;i rayon de foleilroÉ p a r - 

cou] .: de trc lii ii^. I \ 

i 

• 
tné que tout 

ioïls 
de lieu- s 5 pefoit touj au plus un ;rain. ( 
fait une pareille objection , on ne 
qv.un grain de mùfc exhàïi pe lant des ai en- 

tières v m exquifê , Sus qu'il en 

dîmirrutroo fénfible. 

Puifqne. In lumière en 1 un corps parfajtçaneiïé é] 
. il f; l lui attï emment l 

que nous avons dît appartenir aux c 
tiques^ 

D. De quelle manière la lumière afrive-t-elle iivfqifvà 
* quels obfl -elle,' & que'refi 

tril d- la diveintj de ces obflacles ? 

R ; , La lumière s'échappe ce tous les p 
|ue au fblçil par une rnul 
elle rayons lurnineiift. Ces filets, i 
es çprj s, tën îent à fe rn< uv 
I ;në droite , tant qu'As ne ' 
(S olïftadet qui^'oppoferrt! a leur i , , 

détournent du chemin . ' ■ 
Coxnrne : i s'échappe une multituçle 

ts de toutes les parues de la fur Face d 
n cprjçoit qu'ils s'écartent en tous f \ 
-•--.. - [u'i] ' i eut réciproquement , .1: ma- 



; 



44 
uière cftfiïs occupent des. efpace 

c\ui\ nent davantage du foj ef a où 

6c conféquemment que la -. ou la clarté de la 

lumière doit s'affoibtir i 

éclaire efl plus éloi 

mouvement des ra; 

qu ils prennent , 

nt v?j ■ . .' ; 

s'él m • • • e bjet de 

è qui tri 

z ce que nous 
avons dit des lois du mouv 

Lorfque la lumière t< tr une {urface qu'elle 
ne peut pénétrer , elle fe r< .-'-remment, fe- 
lon fon degré d . , ce qui eftla mçme 
chofe, felori tju lie i rnbe ' ': ment, ou obl'quc- 
ment. La feience qui 1- réflexion de la lu- 
mière , fe nomme catôp . C'efl ici te lieu de fe 
rappeler les tègles de la réflexion des corps'i cir • 
n'en font pas moins k s de la réflexion de la 
luraii . ■ . 

Quand la lumière paffe obliquement d'un corps 

moins denfe dans un i ife^ comme de 

l'air à fïatèrs liriè? glace .', < i ■ déy ation 

qui P éloigne pkis ou moins cle la première direction ; 

( : >p iqae à tf ' obj< t. Vous 

appliquerez ici les règles de I -> des corps. 

I). Les couleurs ne fomyelles pas regardées comme 

des parties de la lumière ? 

R. Oui; & c'«fl une dé( :ecuc nous devons 

au célèbre Newton, Pour ^ . cette 

vérit : . pr< ! ; ;.iez un prifme triangulaire de verre b\^f 
clioili & bien net 5 aux ra reçus] c 



4? 
le volet crime chambre, vous verrez fe tracer lur 
un papier oppofé , fept couler - o-otes; favoir, 
le rouge, P orangé , le jaune, le vert, le bleu, i'ii - 
digo ce le violet ; ma : s ces cc'ul ursfivi es, fi bel 
qre vous afipercevréz , ne liront pas fur le papier, 
elles ne feront pas dans le verre, elles ne pourront être 
q .e dans l'air. 

De la terre. 

D. Qif eil-ce quil eii important de favoir de la 
terre ? 

R. Le Fent-ment le plus généralement fuivi , & le 
feul qu'on adopte aujourd'hui, eft que la terre eiî 
une planète qui tourne auteur du ibleil dans l'efpace 
de i 2 mois , Se fur Ton axe en 24 heures. Malgré 
cela, on parle toujours de ce mouvement comme 
il le foleil l'executoit , & fi la terre étoit immobile. 

D. Comment a-t-on pu parvenir à mefurer la terre f 

R. Cette ïo^c qui e(l ici devant nous, va nous 
i\:v:r à rendre fennble cette opération. Car la terre 
eft: à-peu-près ronde comme cette roue : c'elt pour 
cela que le foleil qui réclaire , fe lève <k fe couche 
ph:s-:éî eu plus-tard pour les divers endroits de la 
terre; qu'il eil midi cà Vienne, tandis qu'il n'en 1 que 
11 heures à ?, & qu'il efl jour ici, quand il eft 

nuit à nos Antipodes. 

Mais voyons comment le charroi! s'y eft pris pour 
faire cette roue. Toutes les mefures qu'il a emplo 
pour proportionner les différentes parties de cet ou- 
vrage, nous ferviront pour arriver à la connoiliancs 
des diverfes propriétés ce la fphère terreflre. 






i°. Cet ouvrier ; : piquet 

unfl 
• il L'a do iblfe. 

à . il ] a ;: r i il 

; c. ce piqi et, [ le il Ta, 
i'^u.nHT aut [uet, en craye 

• m . . i , | : • i extrén té >ut , ce 

qu'il a i cercle ou une circonfé- 
... ce. 

Voilà déjà uni 1er de l'ouvrage i 

< ' î,*& tin çei 

cru; occupe Le j i . ( i fait, il a pi j lieu du 

t\ un inoyeux, pour être le centre de ion ou- 
: au lieu de la corde, il a uns des rayons, à 
uels !la fait entrer des. courbes, peur 
nài la circon : de ta roue. 

M is r. charpentier a voulu connoftre tous le* 

otîs defc • fbri ouvrage^ quVt-ii fait pour 

: Ll a pas !a corde de nx pieds, & il a trouvé 

que la cir< vie fa r . >it trois foi$ la 

de, c'eft-à-dire qu'elle étpit loi 
de '. plus qi 

corde poféè lur le centré alloil . • . leux 

i •.; | >ppofés de 1 

de t x parties égales. Il a d 

te fa roue âvôit d î 
ur la mi cordé, c'eft-à-d 

i 

tit vu que , f>our I 
I 

proportion entre fes parties; .< 
devoit i , que la eu 



: !/:..! la 

ouvrier a tait pour coi are* lès pro- 

po; a ouvrag l >ns le faire pour 

-r de ce q; de la fphère terreftre; 

car, fi la terre eft ronde un centre* des rayons, 

un diamètre ôc une çif conférence. Comme nous ver 

nons de voir que toui se] font çn propor- 

, il e(î i eue, lï nous pouvons conrioître 

la gi r de la circonférence de la terre 3 nous 

s-lors retendue de fon diamètre , qui 

eft le ders . j d'un de fes rayons, qui doit être 

la naoîtJ . Mais nous avons un moyen 

bien facile pour nous afluref de tpute 1 .- de 

la circonf irence de la terre , & par conséquent de 

toutes les auti es qui en pendent 

2 toutes les circonférences grandes oc 

3 nomma degrés ; par 
i . de lieues âr 

le foleil é( . combien il y a de 

Lirai bientôt de combien 



;n il y a de lieues 
e ' • ■ ■ avoir le moyen 

avoir 

; il 

i) m. :. Donc la cir- 

conférence do ! nés; fon diamèl 

ooo ; & un de 
( il I iyoo, & abo; 

au ces 



_ de précifion, v3c d uel nous av 

. p< ur • ' |ue des nom . . f oui 

iciles pour des commença 

D. Comment ne ferez-vous c re les ai 

• ts impoj : notre fphère? 

R. I tu 22 feptembre , & vous à 

remarquer qu'aujourd'hui la nuil fera ai 
que le jour; aufli lommes-nous 
t- mne, t'en ps où le foleil fe lève . poui 

le monde à (ix heures, ce .1 les \ 

x aux nuits. Eh bien! étendez votre bi 
; i endroit où le foleil s'eit levé i '.ni , il 

\ idiquera l'orient; votre bras gauche 

du vous montrera l'occident : de forte que 
; vous :,• nt la roi 

le f rcouïii; au'; ; , depuis \ 

jufqu à fon coucher; ils \ I >nc la ti 

ur, ou la ligné \ Devant vous, 

votr - . tournd . . ■ 

cft î vous. Enfin remarquez que 

'eftlevé ; ( 'nui vis-; - v is de cet arbre , 

l qi i ?c couchera vis-à-vis le même arbre; tai 

» obfer .'••' pei suit trois 

; : [< v:r & le c oi il . vous verrez 

lécliner; urnellem( . \ h I *s jours 
à proportion qi t 1 

, ou v : le foleil fe 

vous, vis- • . tte moi 

lieu ?.( l'ori ;nt d • . ou le tropique du c - 
■a bien di mmevous le t - z . 

il fe le ve d'hui. Arrive à ce tn . . 

I i m oie trois mois à remonter pour 
équateur; arrivé là, il nous donnera les 
treillemeni ég uxaux i uît , c. fera l'équi: 

du 



<9 
du prntemps; de-la il mettra encore trois mois à fe 
rapprocher de nous, jufqu'au 21 juin, où les jours 
font les plus longs pour nous; enfin ; 1 mettra encore 
trois autres mois à revenir vis-à-vis le n arbre 

où il fera levé ce matin. Voilà donc un cercle ; 
connu que le foleil trace annuellement, outre celui 
qu'il fait autour du globe en vingt-quatre heures , 6c 
qu'on appelle cercle diurne & journalier. 

D. Comment pourrai-je me représenter la fituation 
de la terre tournant autour du foleil ? 

R. Entourez une orange de cinq rubans, vous ver- 
rez que celui qui eft au centre eft plus grand qu< 
autres, qui diminuent de grandeur à proportion qu'ils 
font plus éloignés de celui du milieu. Figurez -vous 
que celui du milieu repréfente l'équateur, eue ceux 
qui font aux deux extrémités font les cereles polai 
& que les deux autres qui font entre ceux-ci & l'é- 
quateur repréfentent les tropiques ; appliquez à c < 1 
tout ce qui a été dit dans la réponfe à la demai : 
précédente, Se vous vous rendrez facilement compte 
du cours annuel du foleil d'un tropique à l'autre , 
a in fi que des longitudes, des latitudes & des climats. 

En fuite pafTez une grande aiguille au centre de 
votre orange ; cette aiguille ainfi pofée vous repré- 
fentera Taxe fur lequel la terre tourne : en élevant 
une de les pointes, vous vous rendrez fenfiblc: fin : - 
galité âts jours & des fcifons, les apparences ces 
étoiles Se leur coucher; vous comprendrez demêi e 
pourquoi les ailres qui font proches du pôle f pten- 
trional ne fe couchent jamais, pourquoi le contraire 
arrive pour ceux qui font voifins de l'équateur. 

Enfin, enfaifant tourner cette orano- - d'une 

bougie allumée, vous pouvez vous rendre fenfil 
Suite du Plan fur FlnftrucHon publique. D 



- de 1 i lune & les différei 
il ne lei | queftion que de r marquer que la 
: de lui |ue celle qu'elle emprunte du 

• faire repréleni 

[le ci la ( lart : de la bou ,r.^ , fuiv i I 
qu'elle fera plus ou moins direâ le entre 

L ié à 

la main la clarl : i bougie, quand vou$ la pla- 

cerez entre les deux. 



D. Mais le foleil, qui paroit fi petit, eft-il réelle- 
ment auffi gros qu'on nous le rapporte? 

fx. Le globe du foleil en 1 effectivement wn miilion 

de Fois plus grand que celui de la terre. Mais re 
qu'un corps rîous paroit plus peti 
en 1 plus éloigné de nous; par conféquént, il vous 
faites attention que le ; ft à plus de irc.nie-t.rois 

millions de lieues de r.ous , vous ne ferez pas furpris 
qif à cette diilance il ne vous paroiffe pas plus grand 
qu'un plat. 

La lune, qui cfl infiniment pli il, 

& dont le volume cft cinquante Fois plu 
celui delà terre, efl beaucoup plus p .nous; 

car c'efl: celui âcs corps cél 
fa pins gran 

î-deux lieues; 
c'ell qu'elle non 1er le fi 

feur, 



DE L'IMPRIMERIE NATIONALE, 



• 






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